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En France, la vie municipale ne découle pas de la création des communes en 1790 ; elle est bien antérieure, particulièrement dans le Midi : que l'on songe par exemple aux Capitouls de Toulouse. Dans les villes du Midi, ces conseils sont apparus au XIIème siècle : Touylouse en 1152, Montpellier en 1141 (éphémère, "renaissance" durable en 1205) et Nîmes en 1144 par exemple.

L'organisation des communautés paroissiales rurales septentrionales emboîte le pas aux villes dans la seconde partie du Moyen Age avec l'apparition de "conseils" réunissant les notables du lieu. Ces conseils ont des dénominations et des fonctionnements différents selon les endroits, mais l'idée est partout la même : s'organiser pour la collecte des impôts (royaux, surtout), préserver le terroir (en missionnant des "gardes champêtres"), adjudiquer les fours à pain, les moulins à olives ou autres... existant au village. Très souvent également, ce conseil agit (ou réagit) comme un contre-pouvoir : face au seigneur local si besoin ou contre la fiscalité royale, jugée abusive d'autant qu'elle ne cesse de croître au fil des siècles.

A Junas, un texte clé de 1482 nous apprend l'installation d'un conseil consulaire avec, à sa tête, deux consuls, parfois nommés syndics. Mais il ne fait qu'officialiser une pratique préexistante : fonctionnait déjà, à cette date, un conseil de "prud'hommes", donc une représentation nommée ou élue de la "communauté villageoise" : en fait, il s'agit des notables du lieu... D'après ce que nous avons pu comprendre, un consul représentait Junas, l'autre Gavernes, deux paroisses séparées avant 1789. Ils étaient nommés fréquemment pour une année (le rythme des nominations est loin d'être régulier) à l'occasion d'une "assemblée des notables" des deux paroisses.

Ces conseils "laics" ne sont pas à confondre avec les conseils de fabrique, institutions catholiques chargées, dans chaque paroisse, de gérer les affaires courantes de l'église locale, autour du curé. Toutefois, dans une large part de la France du Nord, il n'existe pas de conseils consulaires. La fabrique s'occupe alors aussi des questions laïques. Ne pas les confondre non plus avec les consistoires, "conseil" des protestants d'un lieu ( A Junas : dès 1595).

Notez que Junas ne s'est doté d'une mairie qu'en 1842. Jusque là, il n'existait pas de maison commune. Il semble que les assemblées se tenaient à l'église de Junas, mais l'état dégradé de celle-ci ne permettait pas d'y entreposer les archives. C'est sans doute l'une des raisons ( avec le protestantisme...) pour lesquelles Junas possède peu d'archives anciennes : le seul registre qui nous soit parvenu couvre une trentaine d'années du milieu du XVIIIème siècle. C'est bien maigre pour une institution qui a fonctionné plus de trois siècles !

Vous trouverez dans les deux documents annexés la liste non exhaustive des consuls que nous avons pu retrouver depuis l'an 1482 au fil du dépouillement d'archives locales et départementales, ainsi que la liste de quasiment l'ensemble des maires de Junas depuis 1790.

 Document: Les consuls de JUNAS 

Liste des consuls de junas

 

Document: Liste des Maires

 Liste des maires de Junas def2 2020

 

 

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